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SECTION SPÉCIALE // LOISIRS D'ÉTÉ
woman with a child
La planification mène à un voyage plaisant pour toute la famille
© GAYSORN

Plaisir pour tous

Les vacances avec un enfant anxieux, inflexible ou neuroatypique

DAWN M. BARCLAY

L'été est la saison des vacances pour la plupart des familles. Cependant, pour la majorité des familles avec des enfants qui ont des « besoins invisibles », comme le trouble du spectre de l'autisme (TSA), le trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) et le trouble bipolaire, les voyages semblent être un rêve inaccessible. Toutefois, grâce à l'intérêt récent pour le voyage inclusif, ce rêve peut devenir une réalité.

Une enquête de 2018 effectuée auprès de familles avec des enfants ayant des besoins invisibles indique que si 87 % des familles ne voyagent pas, 93 % ont déclaré qu'elles le feraient si elles disposaient de bonnes stratégies de voyage, dont des moyens de limiter ou d'éviter les hyperstimulations sensorielles (barrage écrasant de sons, d'odeurs et d'autres stimuli non familiers), et pouvaient intégrer le voyage à une routine rassurante pour les enfants. Autre condition : trouver des destinations pouvant répondre à leurs besoins particuliers, comme éviter les longues files d'attente et la présence d'affiches dans un parc thématique ou un musée indiquant où les enfants peuvent aller pour se détendre.

Ces stratégies ne concernent pas que les enfants ayant des besoins spéciaux. Une fois hors de leur zone de confort, tous les enfants peuvent devenir anxieux et inflexibles.

Stratégies pour améliorer les vacances


Un voyage en famille réussi commence par l'introduction du concept de voyage bien à l'avance. Des livres d'images avec les personnages préférés des enfants dans des situations de voyage peuvent être utiles, tout comme des vidéos qui donnent un aperçu des aspects du voyage à venir, ainsi que des jeux de rôles pour susciter les comportements appropriés.

Commencer par des mini-expériences, comme l'évènement « Enfants en première », tenu depuis des années en avril à l'aéroport international Montréal-Trudeau, une répétition de l'expérience aéroportuaire, de l'arrivée à l'embarquement.

Pour déceler des déclencheurs sensoriels potentiels, passer une nuit chez des amis ou dans un hôtel local avant un long séjour à l'hôtel, installer une tente dans le jardin avant de faire du camping, ou prendre un train de banlieue avant un long voyage. Enfin, désigner comme « voyage » une sortie au musée ou même à une vente-débarras, puisqu'une expérience locale réussie peut créer un cadre de référence positif pour les visites sur les sites de vacances.

Programmes de certification


Grâce à un nombre croissant d'organismes de certification, les professionnels et fournisseurs de voyages sont de plus en plus empathiques et sensibilisés envers les personnes autistes et leurs besoins. L'International Board of Credentialing and Continuing Education Standards (IBCCES; Ibcces.org), par exemple, forme et certifie les professionnels du voyage en tant que professionnels certifiés en autisme.

Lieux


Les mesures d'adaptation dans les attractions intérieures peuvent inclure la communication à l'avance de photos et d'horaires pour assurer la prévisibilité, et l'affichage visuel avec cartes, flèches et enseignes.

Les parcs certifiés et les attractions de plein air peuvent offrir des guides sensoriels énumérant le matériel sensoriel, comme le sable et le caoutchouc, disposer de toilettes familiales, de rampes et de zones calmes et ombragées, et signaler toute situation posant un risque, comme des étangs pouvant attirer des individus qui ont tendance à s'égarer.

Dans les parcs thématiques, outre des lieux calmes pour la détente et les affiches et guides sensoriels signalant des lumières désagréables et des odeurs inhabituelles, d'autres mesures incluent des moyens pour les personnes autistes d'éviter les longues files d'attente, et l'utilisation de poussettes comme fauteuils roulants pour les enfants qui ne peuvent être longtemps debout.

Une fois ces destinations et stratégies en place, voici les conseils de Michelle Zeihr de Barrie, en Ontario, mère de deux filles, dont l'une présente un TSA et un TDA/H : « Il ne faut pas avoir peur. Plus on voyage avec [les enfants avec des besoins invisibles], plus cela devient facile. Petit rappel : quand on veut, on peut. »

Built At: 9/13/2026, 12:57:23 AM